ÉTAPE
3 : SUIVRE L'EVOLUTION DU PROJET (PHASE REALISATION)
Surveiller
la progression : le suivi des résultats
Organiser
des réunions d'évaluation
Résoudre
les problèmes
Gérer
le changement
Intégrer
les risques projet
Maîtriser
la qualité de ses projets : la norme ISO 10006
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Même
les meilleurs plans peuvent mal tourner.
C'est
pourquoi il est crucial de disposer d'un système d'alerte
rapide.
Un
suivi efficace permet d'assurer la bonne marche du projet en
termes de performances, de délais et de coûts.
Concentrez
vous sur votre plan, tout en agissant vite pour résoudre
les problèmes et gérer les changements, afin de
poursuivre à un bon rythme.
Garder
le contrôle d'un projet signifie le gérer avec prudence
afin d'assurer sa progression régulière.
Un
suivi efficace vous permet de réunir l'information nécessaire
pour mesurer la progression et l'ajuster par rapport aux objectifs
du projet énoncé dans le plan.
Cela
vous permet de faire connaître la progression et les changements
aux membres de l'équipe et aux partenaires extérieurs,
tout en vous donnant les arguments pour pouvoir procéder
aux ajustements nécessaires par rapport au plan initial.
Par
ailleurs, n'oubliez pas que les fournisseurs extérieurs
peuvent constituer une menace, car vous ne contrôlez pas
directement leurs ressources.
Assurez-vous
de bien vérifier leur travail.
Faites
en sorte qu'ils se sentent partie intégrante de l'équipe
en les conviant aux réunions et aux rencontres informelles.
Cela
vous permettra de les suivre durant toute leur participation
au projet, plutôt que vous ne vous retrouviez devant le
fait accompli au moment de la livraison.
1 - SURVEILLER LA PROGRESSION : LE SUIVI DES RÉSULTATS
Nous
allons examiner trois outils dont l'utilisation nous permet de
surveiller la progression et l'évolution du projet.
Nous
verrons successivement les rapports d'avancement, les tableaux
de bord, et enfin les logiciels de gestion de projet.
Tableaux
de bord et logiciel de gestion de projet seront étudiés
de façon plus approfondie à l'occasion du module
sur les outils de gestion.
L'UTILISATION
DES RAPPORTS D'AVANCEMENT
Quiconque
est responsable d'une échéance particulière
ou d'une activité devra rendre compte de ses progrès.
Encouragez
l'équipe à prendre au sérieux ces rapports
et à les soumettre en temps voulu.
Les
rapports doivent décrire l'état d'avancement du
projet, les réalisations depuis le dernier rapport et
les problèmes ou les menaces éventuels.
En
tant que chef de projet, vous devez étudier ces rapports
et faire la synthèse de l'état d'avancement général.
Après
avoir évalué l'importance des questions soulevées,
utilisez une classification en rouge, en jaune et vert pour faire
votre synthèse.
Les
questions les plus importantes, surlignées en rouge, seront
prioritaires.
Demandez-vous à quelle
fréquence vous aurez besoin de réunion d'évaluation
et de rapport de progression hebdomadaire ou quotidien.
Des
réunions d'évaluation régulières
peuvent vous permettre de résoudre les problèmes,
de faire le point sur la progression et d'évaluer la performance.
Il
vous faudra tenir de telles réunions au moins une fois
par mois et probablement plus souvent si votre projet est plus
complexe où passe par une phase plus difficile.
L'UTILISATION
DES TABLEAUX DE BORD
Le
tableau de bord reste encore aujourd'hui une abstraction pour
nombre d'acteurs d'entreprise, souvent réduit à des
notions financières et donc peu parlant pour l'action
quotidienne.
Contrairement à cette
idée reçue, je dirai qu'un tableau de bord est
un outil de pilotage à la disposition d'un responsable
pour prendre des décisions et agir en vue d'atteindre
le but préalablement défini.
On
pourrait assimiler un tableau de bord à un outil d'aide
au management pour :
1.
Animer c'est-à-dire développer une réflexion
collective entre les différents acteurs.
2.
Piloter c'est-à-dire mieux définir les actions
indispensables pour atteindre les objectifs.
3.
Organiser en offrant aux responsables les indicateurs pour coordonner
les ressources techniques et humaines.
Dans
un premier temps nous clarifierons les besoins et les attentes
d'un tableau de bord, puis nous définirons une méthode
pour concevoir son propre tableau de bord.
L'UTILISATION
DES LOGICIELS DE GESTION DE PROJET
Le
métier du management de projet est aujourd'hui de plus
en plus assisté par des outils logiciels qui proposent
des fonctions d'analyse de planning avec chemin critique et de
gestion de ressources d'entreprise.
Les
standards Internet contribue à améliorer la communication
entre les participants d'un projet notamment par le biais de
logiciels qui pratiquent le dialogue et le travail collaboratif.
La
tendance actuelle constatée dans les nouvelles versions
de logiciels de gestion est l'effort porté sur l'aide à la
décision.
Les éditeurs
de logiciels de gestion de projet font aujourd'hui porter l'essentiel
de leurs efforts dans l'amélioration de la gestion des
ressources humaines.
Ces
logiciels vont gérer non seulement les compétences
mais aussi les connaissances c'est-à-dire les acquis capitalisés
par les différents acteurs du projet.
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2 - ORGANISER DES RÉUNIONS D'ÉVALUATION
Les
réunions d'évaluation sont tenues tout au long
de la mise en oeuvre d'un projet afin de faire le point sur les
progrès accomplis et les résultats atteints, ainsi
que pour marquer les grandes étapes.
Faites
en sorte que les réunions d'évaluation ne soient
pas trop longues.
Cependant,
encouragez les membres de l'équipe à s'exprimer
sur tous les aspects du projet.
Utilisez
un rapport de progression pour établir l'ordre du jour.
Décidez
qui doit participer à la réunion et faites circuler
préalablement l'ordre du jour auprès des participants.
LA
PLANIFICATION D'UNE ÉVALUATION
Une
réunion formelle doit être tenue au moins une fois
par mois pour évaluer les réalisations dans le
détail et les questions que pose la mise en oeuvre du
projet.
Des
réunions en fonction des événements doivent également être
organisées.
Elles
rassemblent les partenaires et le concepteur à l'occasion
d'une grande étape.
Au
cours de ces réunions, on s'intéressera surtout
aux objectifs du projet.
Elles
peuvent servir à vérifier que le projet rempli
certains critères.
Si
ces critères ne sont pas atteints, le projet est peut-être
menacé.
Le
facteur déterminant pour présider une réunion
d'évaluation réside dans la discipline.
Résumez
les objectifs dès le départ et prévoyez
suffisamment de temps pour chaque question de l'ordre du jour.
Faites
en sorte que l'équipe se concentre sur l'approbation plutôt
que sur l'analyse par le recours à des questions telles
que : « comment se déroule le projet ? » ou
encore « quels nouveaux problèmes sont apparus depuis
la dernière réunion ? ».
Votre
but et que chacun soit au courant des progrès et comprenne
bien ce qui se passe.
SELECTIONNER
LES PARTICIPANTS
L'initiateur
du projet devra être présent à certaines
réunions, mais probablement pas à toutes.
Selon
toute vraisemblance, les membres clés de l'équipe
seront présents à chaque fois.
Quant
aux autres membres, ils ne doivent être conviés
qu'à l'occasion de l'examen de questions particulières.
Demandez-leur
alors d'arriver quelques minutes avant.
Si
une décision doit être prise, assurez-vous que la
personne qui dispose de l'autorité nécessaire est
présente et que toutes les informations relatives à cette
décision sont bien disponibles.
Assurez-vous
que vous vous concentrez sur les objectifs pendant la réunion
et que vous notez soigneusement ceux qui ont été atteints
et ceux qui restent à remplir. Attachez-vous par ailleurs à savoir
si les délais sont respectés.
Si
les participants s'éloignent du sujet ou parlent pour
ne rien dire, recadrez la discussion.
Sachez
résumer les points de vue exprimés et les décisions
prises au moment opportun.
Lorsqu'un
sujet a été épuisé, pensez à libérer
les personnes concernées.
Par
ailleurs, rappelez à vos collaborateurs l'importance du
respect des délais, si les progrès sont réalisés
félicitez les gens y chercher toujours à terminer
la réunion sur une note positive.
Questions à se
poser :
1.
Chaque participant aura-t-il une contribution réelle à faire
?
2.
Certains membres de l'équipe ne doivent-ils être
présents qu'à une partie de la réunion ?
3.
L'absence de quelqu'un constitue-t-elle une menace pour le projet
?
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3 - RÉSOUDRE LES PROBLÈMES
Quelle
que soit la qualité du plan projet, une fois la phase
active entamée, des problèmes voient le jour.
Encouragez
les membres de l'équipe à les soulever et utilisez
les techniques de résolution de problèmes pour
traiter les difficultés.
Je
développerai plus en détail cet aspect du projet
en abordant les questions de management d'une équipe projet,
où nous verrons d'une part comment soulever des problèmes
et résoudre les difficultés et d'autre part comment
gérer les situations conflictuelles.
SOULEVER
LES PROBLÈMES ET RÉSOUDRE LES DIFFICULTÉS
Votre
objectif prioritaire et d'identifier clairement les problèmes
afin d'éviter qu'il ne se transforme en crises.
En
effet, il est bien plus difficile d'agir une fois qu'un problème
est devenu pressant.
Bien
que vous puissiez créer un surcroît de travail en évoquant
des problèmes qui ne peuvent jamais voir le jour, il est
préférable d'agir ainsi plutôt que de constater
par la suite qu'un problème s'est aggravé.
Avec
l'expérience, l'équipe deviendra meilleure juge
de l'opportunité et du moment pour soulever un problème.
Il vous faut être particulièrement vigilant à ce
qu'un problème qui a un fort impact sur le projet soit
rapidement repéré et résolu.
Plutôt
que de résoudre un problème, prévenez son
apparition.
Une
bonne technique de résolution de problème consiste à se
baser sur un des domaines suivants, à savoir personnes,
produit, ou approvisionnement et de déterminer lequel
pose problème.
1.
Personnes : le problème est-il intervenu parce que les
collaborateurs n'ont pas le savoir-faire nécessaire, n'ont-ils
pas bénéficié du soutien nécessaire,
ou n'ont-ils pas compris l'objectif à atteindre ?
2.
Produit : il est est-il un problème au niveau de la conception
du produit ou du service a réaliser ou dans la méthode
de production ?
3.
Approvisionnement : le problème a-t-il quelque chose à voir
avec les produits et services achetés à l'extérieur
? C'est d'ailleurs à ce titre que je vous inviterai a
rester en contact constant avec les fournisseurs qui peuvent
vous poser problème.
En
tout état de cause, il conviendra de traiter les problèmes
dès le départ, c'est-à-dire ne pas attendre
que les difficultés augmentent.
Il
conviendra également d'envisager tous les aspects du problème
avant d'essayer de le résoudre, de bien identifier les
causes du problème afin que celui-ci ne risque pas de
se reproduire, et enfin ne pas oublier d'informer vos partenaires
du changement que ces problèmes apportent à votre
plan.
GÉRER
LES SITUATIONS CONFLICTUELLES
Diriger
une équipe projet, c'est-à-dire faire en sorte
que les motivations et les actions de chacun tendent à satisfaire
un objectif commun sont les qualités essentielles d'un
bon manager.
Cependant
chaque membre de votre équipe possède sa propre
personnalité, ce qui, au contact les uns des autres, peut
provoquer des situations conflictuelles.
Nous
verrons comment gérer efficacement ses situations en développant
vos qualités d'observation et de communication, et en
travaillant à une meilleure compréhension mutuelle.
Nous
verrons successivement comment interpréter les motivations
des membres de l'équipe en fonction de leur personnalité,
comment obtenir leur collaboration et comment éviter,
ou le cas échéant, comment gérer les conflits
de personnes.
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4 - GÉRER LE CHANGEMENT
Le
changement est inévitable au cours de l'évolution
de votre projet.
Aussi,
la flexibilité est-elle indispensable.
Que
les clients modifient leur demande ou que les dirigeants changent
la dimension du projet, vous devez être capables de négocier
ce changement est d'adapter votre plan.
Il
conviendra tout d'abord de comprendre le changement pour ensuite
en évaluer l'impact.
COMPRENDRE
LE CHANGEMENT
Certains
changements dépendront de vous tels que la décision
de raccourcir les délais parce que vous et votre équipe
auraient appris à accomplir des tâches de plus en
plus vite au fur et à mesure de la mise en oeuvre du plan.
D'autres
changements vous seront imposés, tels que la reformulation
de la demande d'un client, où la mutation de deux membres
de votre équipe.
Il
se peut aussi que votre système de suivi et mis en évidence
le besoin de changement pour éviter un problème
une menace.
Il
est donc indispensable que vous soyez capable d'ajuster votre
plan si nécessaire.
Vous
devez aussi être capable de mesurer si l'effet désiré sur
le projet a bien été atteint, à fin de savoir
si le changement a porté ses fruits.
Discutez
avec votre équipe de la façon dont le changement
affectera le plan.
Confrontez
les modifications aux objectifs initiaux, à l'ordre prévu
de vos activités, au budget, aux ressources humaines et
aux délais.
Expliquez
les bénéfices du changement aux personnes concernées
et recherchez l'approbation sur le changement aussi tôt
que possible.
ÉVALUER
L'IMPACT DU CHANGEMENT
Avant
de procéder à un changement, évaluez son
impact sur le projet et cherchez si d'autres solutions existent.
Envisagez
différentes solutions avant de modifier un aspect essentiel
de votre plan.
Demandez à votre équipe
d'examiner la façon dont ce changement affectera le planning,
le budget et les ressources.
Si
des changements doivent intervenir afin que le projet puisse
se poursuivre, récapitulez-les sur le plan d'origine et
obtenez l'approbation de tous les partenaires avant de procéder
aux ajustements nécessaires.
Lorsque
le changement est dicté de l'extérieur il n'est
pas forcément toujours opportun.
Déterminez
si les ajustements risquent de menacer la réalisation
du projet.
Si
le changement apparaît inutile ou risque d'avoir un effet
négatif sur le projet, prévenez ceux qui vous l'imposent
des désavantages qu'il comporte. Autre élément
d'importance : un changement, pour une équipe investie
dans son travail, peut être démotivant.
Informez
votre équipe des changements le plus tôt possible.
Concentrez-vous
sur les aspects positifs du changement, et soyez franc quant
aux raisons pour lesquels il intervient.
Prenez
au sérieux les réticences de vos collaborateurs, écoutez
les idées qu'ils émettent, mais soulignez la nécessité de
vous adapter le plus tôt possible.
Finalement,
exprimez clairement et par écrit les nouvelles attentes,
ainsi que les nouveaux objectifs et plannings.
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5 - INTÉGRER LES RISQUES-PROJET
L'objet
de mon propos sera de vous conduire à une meilleure compréhension
des risques encourus lors de la préparation et de la réalisation
de vos projets ; et ainsi vous amener à vous interroger
sur la manière de les analyser et de mieux les maîtriser.
Je
ne tenterais pas d'établir une liste exhaustive de toutes
les sources de risques inhérents à la gestion d'un
projet car elles sont bien trop nombreuses, et ce serait illusoire
de prétendre pouvoir le faire.
Mon
objectif, ici, se limitera à en détecter un certain
nombre issu en particulier de l'organisation et du comportement
organisationnel et social des acteurs du projet.
Mon
expérience opérationnelle de la conduite de projet,
m'amène à constater que la majorité des
risques relève plus de facteurs humains et organisationnels
que de facteurs techniques et que ces deux catégories
de risques sont souvent étroitement liées.
J'irai
même jusqu'à dire que dans un environnement en constante évolution
et de plus en plus complexe la prise en compte des risques dans
le cadre de la gestion et le management des projets apparaît
comme l'une des réponses opérationnelles les plus
pertinentes.
La
problématique de la gestion des risques dans un projet
revient à se poser les trois questions suivantes :
1.
Comment identifier les risques potentiels d'un projet ?
2.
Comment les quantifier et les hiérarchiser ?
3.
Comment prendre en compte les risques identifiés ?
Avant
de continuer, je souhaiterais faire le distinguo entre les notions
d'aléa, d'incertitude, et de risque :
1.
La notion « d'aléa » signifie que les paramètres
du projet peuvent évoluer dans une fourchette qui est
statistiquement prévisible et que l'on peut modéliser
par les lois de la probabilité.
Les
aléas sont jugés généralement comme
acceptables car ils peuvent être pris en compte et parce
qu'ils sont maîtrisables.
2.
La notion « d'incertitude », contrairement à la
notion d'aléa, n'est pas modélisable par les lois
de la probabilité.
Elle
n'est gênante que si elle porte sur une information ayant
une forte incidence sur le projet.
Cependant,
avec une certaine expérience de la gestion de projet,
on sait généralement mettre les incertitudes sous
contrôle.
3.
La notion de « risque » correspond un écart
jugé inacceptable par rapport à une norme utilisée
dans le contrôle, que cet écart résulte d'un
aléa ou d'une incertitude ; et dont il n'existe aucun
moyen d'évaluer préalablement la potentialité.
En
d'autres termes, on pourrait définir le risque-projet
comme étant la possibilité qu'un projet ne s'exécute
pas conformément aux prévisions de date d'achèvement,
de coût, ou de spécifications, étant considéré que
cette possibilité soit inacceptable dans la mesure où elle
remettrait en cause la réalisation du projet.
ÉVALUER
ET HIÉRARCHISER LES DIFFÉRENTS TYPES DE RISQUES
ET LEURS IMPACTS
Nous
venons de voir que, ce qui défini le risque-projet c'est
cette notion « d'événement inacceptable » qui
compromettrait l'exécution du projet.
On
peut rapidement caractériser les risques d'un projet,
soit par leur nature, soit par leur origine.
1.
La nature des risques peut être d'ordre technique (la complexité de
la solution à mettre en oeuvre), financier (liés à un
montage financier indépendant de la structure qui met
en oeuvre le projet), humain (liés à un conflit
social, à la disponibilité des intervenants), organisationnel
ou managérial (liés aux processus décisionnels,
aux rapports hiérarchiques, à l'incohérence
du cahier des charges, à l'indisponibilité des
ressources).
On
pourrait également parler d'autres natures de risques
qu'elles soient réglementaires, juridiques, ou commerciales.
2.
L'origine des risques peut provenir du client (insolvabilité,
interruption du contrat), des fournisseurs ou des sous-traitants
(défaillance), des pouvoirs publics ou des instances juridiques
et réglementaires (intervention administrative, application
d'une nouvelle norme venant modifier les spécifications
initiales du projet).
L'identification
et l'analyse des risques :
Le
préalable à toute démarche de gestion des
risques consiste à répertorier, de manière
la plus exhaustive possible, tous les éléments
générateurs de risques pour le projet et pouvant
conduire à sa remise en cause ou au non-respect de ces
objectifs.
Pour
entreprendre ce recensement, plusieurs techniques peuvent alors être
utilisées, puis combinées, chacune d'elles ayant
ses propres limites :
1.
L'analyse de la documentation existante (cahier des charges,
contrat, organigramme des tâches).
2.
L'interview d'experts.
3.
La consultation de bases de données de risques rencontrés
lors de projets antérieurs, ou l'utilisation de check-lists
ou de questionnaires préétablis et couvrants les
différents domaines du projet.
Une
fois cette identification réalisée, il convient
ensuite d'analyser, de manière plus ou moins détaillée,
leurs causes et leurs incidences potentielles, et de les caractériser,
car on ne peut agir efficacement que sur ce que l'on connaît
au moins partiellement.
Mais
il s'agit également d'examiner les interactions possibles
et les combinaisons éventuelles, afin de déceler
les risques qui peuvent en découler et compléter
ainsi la liste de risques déjà identifiés.
En
effet, il ne faut pas oublier, que les risques sont souvent multiples
et qu'ils sont rarement indépendants les uns des autres.
Il
existe souvent un effet cumulatif (de « boule de neige »).
Chaque
cause peut avoir plusieurs effets en cascade mais chaque effet
peut résulter de la conjonction de plusieurs causes.
Par
ailleurs, il n'est pas toujours facile de pouvoir appréhender
est mesurer l'interdépendance qui peut exister entre les
différents facteurs de risque.
Il
résulte alors une liste de risques possibles qu'il convient
ensuite de classifier selon différentes typologies de
causes possibles (causes techniques, financières, humaines,
organisationnelles).
Cette étape
est la plus importante, car elle conditionne l'efficacité de
toutes les autres.
L'évaluation
et la hiérarchisation des risques :
La gestion des risques d'un projet ne doit pas se limiter uniquement à une
simple analyse qualitative, c'est-à-dire à un recensement plus
ou moins exhaustif des risques potentiels pour le projet.
Cette
analyse qualitative doit s'appuyer également sur une analyse
quantitative pour mieux appréhender et estimer leur impact
sur les coûts, les délais, et la qualité du
projet.
L'objectif
de cette quantification consiste à évaluer la probabilité d'apparition
de chaque risque recensé et a estimer la gravité de
leurs conséquences directes et indirectes sur le projet.
Cela
permettra ainsi de préparer les parades les plus efficaces
et de définir les actions amenées en priorité pour
en maîtriser la portée.
L'évaluation
du risque consiste à chiffrer leur « criticité » respective
(appelée aussi « niveau de risque ») et à en
estimer prévisionnellement leurs conséquences.
Cette estimation est obtenue à partir de deux paramètres
: leur probabilité d'occurrence et la gravité de
leurs conséquences.
FORMALISER
LE TRAITEMENT DU RISQUE : ÉTABLIR DES OUTILS DE TRAITEMENT
DES RISQUES
Les
modalités d'évaluation : mesurer les impacts sur
le projet :
Evaluer les risques d'un projet revient généralement à mesurer
sur une échelle de grandeur exprimant divers niveaux, la gravité de
leurs conséquences et leur probabilité d'occurrence.
La
gravité des risques étant fonction de l'importance
des répercussions qu'il peut avoir sur les objectifs du
projet, cette évaluation s'effectue dans la pratique de
différentes manières :
1.
En listant, à partir d'une grille de notation prédéfinie
la note globale qui correspond aux effets constatés sur
le projet (1 : pas d'effet sensible ; 2 : décalage de
trois mois ou surcoût de 10 millions de francs ; 3 : décalage
de six mois ou surcoût de 30 millions de francs ; ...).
2.
En attribuant, une note pour chacun des objectifs du projet.
Ces
notes, attribuées à partir d'un barème déterminé (par
exemple, selon une échelle de 1 à 4, où le
4 représente une gravité majeure et le chiffre
1 une gravité négligeable), traduisent la gravité des
conséquences du risque identifié sur chaque objectif.
Dans
la première série de notes, on mesure les effets
c'est-à-dire l'impact direct sur le projet ; la deuxième
série de notes étant consacrées aux conséquences
sur les objectifs du projet.
En
effet, si tous les éléments de risques qui ont été inventoriés
précédemment ont plus ou moins d'impact sur le
projet dans sa globalité, ces mêmes éléments
de risques auront un impact beaucoup plus direct sur un objectif
précis du projet.
En
fonction de la pertinence de l'objectif, et sachant que tous
les objectifs contribuant à la réalisation du projet
n'ayant pas la même valeur, on peut ainsi établir
un tableau de gravité des conséquences.
L'évaluation
des risques d'un projet constitue certainement une aide précieuse
pour les responsables de projets, mais elle présente également
certaines limites qu'il convient d'indiquer :
1.
Elle suppose que toutes les causes potentielles et toutes les
conséquences possibles ont bien été identifiées
et quelles sont quantifiables.
2.
Le choix des valeurs a affecter à chacun des critères
d'évaluation retenus obéit à une certaine
subjectivité de la part des analystes.
Elle
dépend de leur tendance à être optimiste
ou pessimiste, c'est pourquoi, il est préférable
de réunir sous forme de groupe de travail les principaux
acteurs impliqués sur le projet pour compenser les oublis
ou les erreurs individuels et apporter des expériences
différentes voire complémentaires.
3.
Elle repose parfois sur l'hypothèse selon laquelle le
projet analysé est comparable aux projets qui ont pu être
menés précédemment.
Une
fois les risques évalués, il convient ensuite de
les hiérarchiser, c'est-à-dire de fournir un ordre
de grandeur permettant de distinguer les risques acceptables
des risques non acceptables pour le projet.
L'intérêt
pour le responsable de projet est de ne pas traiter tous les
risques de manière homogène et de déterminer
le niveau d'attention à porter à chacun d'entre
eux, afin d'en minimiser les effets.
En
effet, traiter l'ensemble des risques détectés
sur un projet est une mission difficile à réaliser,
aussi est-il nécessaire de bien les ordonner pour limiter
l'étude à ceux susceptibles d'aboutir à une
remise en cause du projet.
Toutefois
il convient de ne pas oublier que l'accumulation d'une multitude
de petits risques, isolément sans gravité et dont
les conséquences se cumulent, peut finir par dégrader
l'objectif final.
Cette évaluation
conduit généralement à distinguer trois
niveaux de risques :
1.
Les risques faibles (peu graves et peu probables) qu'il convient
de ne pas prendre en compte.
2.
Les risques acceptables (graves mais peu probables, ou probables
mais peu graves) dont l'occurrence ne remet pas en cause fondamentalement
les objectifs du projet, mais qui doive néanmoins faire
l'objet d'une attention toute particulière.
3.
Les risques inacceptables (à la fois graves et probables)
dont l'occurrence peut entraîner une dégradation
importante ou une remise en cause des objectifs du projet.
C'est
risques doivent faire l'objet d'actions préventives ou
curatives immédiates afin de les minimiser.
La
maîtrise des risques : trouver des solutions palliatives
:
Le
management des risques d'un projet repose non seulement sur leur
identification et sur leur évaluation, mais également
sur leur prise en compte.
En
effet, il ne suffit pas de balayer l'ensemble des risques encourus,
de les estimer et de les hiérarchiser, il faut également
les maîtriser, c'est-à-dire définir et mettre
en oeuvre les dispositions appropriées pour les rendre
acceptable dans le cadre du projet.
Cela
nécessite donc de définir des réponses types,
et de mettre en oeuvre risques par risques, un certain nombre
d'actions visant soit à supprimer ses causes, soit à transférer
ou partager sa responsabilité ou le coût du dommage.
1.
Une première solution pour la maîtrise des risques
consiste à rechercher et à améliorer le
niveau d'information et de connaissances sur le projet.
La
seconde consiste à externaliser, partiellement ou totalement,
les risques encourus sur d'autres acteurs ou partenaires : Dans
le cadre de projets complexes, le responsable n'a jamais en sa
possession toutes les informations nécessaires au moment
de l'élaboration du projet.
Au
démarrage d'un projet, les informations détenues
sont rarement complètes et suffisantes, et leur degré de
certitude est souvent faible. Les choix qui sont faits sont donc
plus ou moins risqués en fonction du niveau d'information
détenu.
Une
première stratégie de diminution des risques encourus
consiste à améliorer le niveau de connaissances
sur le projet et à rechercher des informations complémentaires
et pertinentes.
Cette
amélioration du niveau d'information peut prendre diverses
formes : décomposition des tâches en tâches
plus élémentaires, consultations sur le plan technique
plus poussées, implication plus forte des partenaires,
utilisation des échanges de données en interne
par le biais de réseau intranet.
2.
La seconde stratégie consiste à définir
précisément quels sont les risques que l'entreprise
accepte d'assumer elle-même et ceux qu'elle désire
transférer vers d'autres acteurs : banques, organismes
d'assurance, client, tiers participant au projet.
En
effet, le poids de certains risques encourus peut inciter l'entreprise à chercher à les
transférer contractuellement, ou à les partager
juridiquement avec d'autres partenaires ou financièrement
auprès d'organismes spécialisés.
La
technique de transfert contractuel des risques consiste à établir
des relations de partenariat avec d'autres entreprises (GIE,
joint-ventures...) sur une ou plusieurs parties du projet, ou
en se liant avec des sous-traitants réputés compétents
dans des domaines que l'entreprise ne maîtrise pas complètement.
Pour
cela, il convient, d'une part de bien formaliser ces accords
en décrivant les obligations et les responsabilités
des parties. D'autre part, il s'agit de prévoir des clauses
de responsabilité pour inciter les partenaires à ce
que les délais soient respectés, et ceci au coût
initialement convenu.
LES TECHNIQUES DE DIMINUTION DU RISQUE AU COURS DE L'EXÉCUTION DU PROJET
La
réactivité organisationnelle :
Une
autre façon de prendre en compte les risques d'un projet,
consiste à organiser la « réactivité »,
c'est-à-dire à préparer des réponses
types, des scénarios d'actions visant à réduire
et à maîtriser les risques qui sont acceptés
par l'entreprise.
Cela
peut se traduire alors par :
1.
La mise en place de systèmes d'alerte, de systèmes
de traitement des informations qui permettent d'identifier rapidement
les risques encourus.
2.
La mise en place de moyens, de procédure cherchant à éviter
que ces risques apparaissent visant à limiter la gravité de
leurs conséquences. Le projet doit pouvoir réagir
face aux différents changements qui peuvent survenir au
cours de son cycle de vie.
L'organisation
de la réactivité passe donc par la réponse à certain
nombre de questions, telles que : « faut-il réagir
? », « peut-on réagir ? », « comment
doit-on réagir ? », « qui doit réagir
? », « quel moyen doit-on ou peut-on mobiliser ? ».
Un
projet peut-être ainsi modifié sous la pression
des événements, mais il peut l'être aussi à la
suite d'informations nouvelles qui conduisent le responsable
de projets à modifier la solution retenue pour apporter
une réponse satisfaisante à des problèmes
que l'on a su anticiper, plutôt que de réagir à des
problèmes subis.
Une
manière de réagir aux imprévus consiste à modifier
une partie plus ou moins importante du projet, à réajuster
les objectifs fixés initialement afin que ces objectifs
restent réalisés et acceptés de tous :
1.
Le coût du projet peut être réalisé à la
hausse en acceptant d'utiliser des solutions techniquement plus
coûteuses.
2.
Les date-butoirs de certains jalons peuvent être retardées.
3.
Les spécifications techniques requises peuvent être
moins exigeantes (acceptation d'un compromis).
La
réactivité doit tenir compte de tous les aspects
organisationnels que sous-entend la gestion d'un projet.
Pour
faire face à un risque, il ne suffit pas de mettre au
point des procédures visant à l'identifier et à le
réduire, il convient également de modifier, d'adapter
les structures organisationnelles existantes pour qu'elles deviennent
plus efficaces et qu'elles réagissent plus rapidement.
Cette
réactivité organisationnelle doit se traduire,
entre autres, par :
1.
L'acquisition collective d'un certain nombre de compétences
en matière de planification, de suivi et de pilotage,
et de gestion du risque.
Ceci
implique le développement de programmes permettant l'acquisition
d'une culture de gestion de projets commune (vocabulaire, démarche
méthodologique, usage de documents standards, et de logiciels
communs).
2.
La création d'une équipe pluridisciplinaire, choisis
en accord avec le responsable de projets, regroupant toutes les
compétences métiers nécessaires.
3.
La concentration de la responsabilité de la conduite du
projet autour d'un leader (le responsable du projet) doté d'une
très large autonomie et d'un réel pouvoir de décision.
4.
La définition claire des rôles et des responsabilités
des différents intervenants.
5.
La mise en place d'outils et de procédures de suivi et
de pilotage (tableau de bord, réunions de pilotage).
6.
La mise en place de procédures de circulation de l'information
fiables et rapides, par le biais de réseaux formels de
communications ascendantes, descendantes et transversale ; l'élaboration
d'une méthodologie permettant l'exploitation de données
fiables (détection des risques, analyses d'écarts),
et d'élaboration de diagnostics.
7.
La décentralisation des décisions. Il faut arriver à décentraliser
les décisions, afin d'optimiser les échanges d'information
et de réduire les travaux inutiles.
Il
convient de laisser un champ décisionnel plus vaste aux
responsables des niveaux inférieurs en réduisant
le nombre de niveaux hiérarchiques, et rechercher une
cohérence globale dans les processus de prise de décision.
8.
La mise en place d'un meilleur processus d'arbitrage pour régler
les nombreux conflits (quant à l'allocation des budgets
et des ressources, à la planification des tâches)
et limiter les arbitrages devant être effectués
par les instances supérieures.
La
capitalisation et la documentation des risques :
Le
management des risques d'un projet nécessite de capitaliser
le savoir-faire et les expériences acquises et d'établir
une documentation rigoureuse sur les risques associés
au projet.
Même
si nous constatons que la plupart des événements
dommageables ne se reproduisent jamais à l'identique,
il n'en demeure pas moins que l'accumulation de connaissances
et les retours d'expérience doivent permettre d'améliorer
la maîtrise des risques des projets présents et
futurs.
Cela
doit permettre d'enrichir la connaissance des risques potentiels
et dommageables, d'accroître la réactivité à chaque
niveau d'intervention, de faciliter la prise de décision
et d'améliorer l'efficacité des actions de maîtrise.
Pour
cela, il convient d'une part, de formaliser un certain nombre
de documents spécifiques : le plan de management des risques
du projet, et le dossier de management des risques du projet.
1.
Le Plan de Management des Risques (PMR) est un document qui « décrit
la démarche » retenue pour manager les risques du
projet.
Outre
le rappel des objectifs de la démarche, il précise
les principes et le cycle de management des risques (les concepts
utilisés, les principes d'identification, d'estimation
et de maîtrise des risques), l'organisation (les acteurs
concernés, leurs rôles et leurs responsabilités).
2.
Le Dossier de Management des Risques (DMR) est un document qui « rassemble
toutes les informations » relatives aux risques encourus
par le projet et les documents utilisés pour les gérer
(le portefeuille des risques encourus, les fiches et les rapports
d'étude, les plans d'action envisagée, les tableaux
de bord).
Enfin,
il convient d’organiser et de planifier la collecte et
le stockage des informations utiles (les risques potentiels et
leurs caractéristiques, les effets des décisions
prises, l'efficacité des plans d'actions associés).
Cette
capitalisation doit être effectuée de manière
périodique à fin de donner l'état global
des risques encourus et d'apprécier l'état d'avancement
des actions de maîtrise mises en oeuvre.
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sommaire
6 - MAÎTRISER LA QUALITÉ DE SES PROJETS : APPLIQUER LA NORME ISO
10006:2003
INTRODUCTION À LA
NORME ISO
L'ISO
(Organisation Internationale de Normalisation) est une fédération
mondiale d'organismes nationaux de normalisation.
Leur
objectif est d'élaborer et de publier des normes internationales.
La
norme internationale 10006:2003 a pour vocation de donner des
conseils sur le « management de la qualité dans
les projets ».
Une
deuxième version de cette norme, en date de juin 2003,
annule et remplace la première édition de 1997.
Cette
présente édition a été rédigée
afin d'améliorer la correspondance avec la série
des normes internationales ISO 9000.
Elle
met en relief les principes et les pratiques de management de
la qualité pour lesquelles la mise en oeuvre est importante
et influe sur la réalisation des objectives qualités
des projets.
Elle
vient à l'appui de l'ISO 9004:2000.
Domaine
d'application :
La
norme ISO 10006:2003 est applicables à des projets extrêmement
divers, et s'adressent en priorité à des personnes
qui ont besoin de s'assurer que leur organisation applique effectivement
les pratiques retenues dans la norme ISO 9000.
L'application
du management de la qualité dans les projets revêt
deux aspects : les processus du projet et le produit du projet
(c'est-à-dire le résultat obtenu).
Il
est admis qu'un manquement au respect de l'un ou de l'autre de
ces deux aspects est susceptible d'avoir des conséquences
sur l'objectif escompté.
La
présente norme ne constitue pas un guide pour le « management
de projets » en lui-même, mais se contente de donner
des conseils sur la qualité dans le cadre des processus
de management du projet, alors que l'ISO 9004 donne des conseils
sur la qualité dans le cadre des processus relatifs au
produit du projet.
Références
normatives :
Les
documents de référence relative à l'ISO
10006:2003 sont les deux normes suivantes :
1.
ISO 9000: 2000, système de management de la qualité -
principes essentiels et vocabulaire.
2.
ISO 9004: 2000, système de management de la qualité -
lignes directrice pour l'amélioration des performances.
APPRÉHENDER
LES EXIGENCES DE LA NORME PROJET
Selon
la norme ISO 10006:2003, la qualité du projet passe par
la validation d'un certain nombre de processus, devant eux-mêmes
satisfaire à un niveau de qualité reconnu.
Pour
mémoire, un processus est un ensemble d'activités
corrélées ou interactives qui transforme des éléments
d'entrée en éléments de sortie.
Situer
la qualité d'environnement des projets : enjeux et valeur
:
Le
management de projet comprend la planification, l'organisation,
le suivi, la maîtrise et l'application des actions de tous
les processus du projet qui sont nécessaires pour atteindre
les objectifs du projet.
Découvrir
la norme projet et les processus associés :
Les
conseils en management de la qualité dans les projets
fournis dans la norme ISO 10006:2003 sont fondées sur
les principes de management de la qualité définis
dans la norme ISO 9000:2000.
On
y trouvera en particulier, des principes tels que :
1.
L'orientation client.
2.
L'implication du personnel.
3.
L'approche processus.
4.
L'amélioration continue.
Pour
atteindre les objectifs du projet, il est nécessaire de
gérer les processus du projet dans le cadre d'un système
de management de la qualité. Il convient de définir
et de maîtriser les documents nécessaires qui sont élaborés
par l'organisme en charge du projet pour assurer une planification,
une mise en oeuvre et une maîtrise efficace du projet.
Processus
relatifs aux contenus :
Le « contenu du projet » comprend une description du produit du
projet, ses caractéristiques ainsi que la façon dont celles-ci
sont mesurées ou évaluées. Il s'agit de :
1.
Développer des concepts c'est-à-dire définir
les grandes lignes des fonctions du produit du projet.
2.
Elaborer le contenu du projet et sa maîtrise c'est-à-dire
consigner par écrit les caractéristiques du produit
dans d