Le programme de l'UNESCO relatif à l'éducation
a pour principal objet d'assurer l'éducation pour tous, l'expression étant
prise dans son sens le plus large : éducation pour tous, à tous
les niveaux, tout au long de la vie. L'éducation est le fondement
de l'épanouissement personnel, de la croissance économique
et de la cohésion sociale. C'est un élément décisif
pour lutter contre la pauvreté et assurer un développement
durable. Le forum mondial sur l'éducation, tenu à Dakar,
a défini en six objectifs l'action a mener pour atteindre ce but.
Deux de ces objectifs, la généralisation de l'enseignement
primaire d'ici à 2015 et l'instauration de la parité filles-garçons à l'école
d'ici à 2005, sont aussi des objectifs de développement pour
le millénaire fixé par l'ONU.
Trois éléments
définissent le contexte dans lequel
s'inscrit cet effort. Le premier est la série des trois objectifs
stratégiques adoptés dans la stratégie à moyen
terme de l'UNESCO, à savoir : promouvoir l'éducation
en tant que droit fondamental, conformément à la Déclaration
Universelle des droits de l'homme, améliorer la qualité de
l'éducation par la diversification des contenus et des méthodes
et la promotion des valeurs universellement partagées, et promouvoir
l'expérimentation, l'innovation ainsi que la diffusion et le partage
de l'information et des meilleures pratiques, de même que le dialogue
sur les principes d'actions dans le domaine de l'éducation.
Les cinq
fonctions principales de l'UNESCO constituent le deuxième élément
de ce contexte. L'organisation doit être un laboratoire
d'idées,
un organisme normatif, un centre
d'échange d'informations, un organisme
de développement des capacités dans les états membres
et un catalyseur pour la coopération internationale.
La fonction
de catalyseur de la coopération internationale est particulièrement
manifeste dans le cas de ce programme puisque l'UNESCO est chargé de
coordonner le mouvement mondial pour la réalisation de l'éducation
pour tous. Depuis 2000, elle a noué des liens étroits et
fructueux avec quatre groupes essentiels de parties prenantes : les gouvernements
des pays en développement, les organismes multilatéraux,
la société civile, et les organismes de développements
bilatéraux. L'UNESCO et les autres institutions ont ainsi pu déployer
une action complémentaire, chacune s'en tenant à ses domaines
de compétence, où elle jouit d'un avantage comparatif.
La
contribution de ce programme de l'UNESCO à la réalisation
de l'éducation pour tous comprend deux parties. Tout d'abord, au
titre du programme EPT1, consacrer à la priorité principale
et représentant près de 78 % du budget des activités
du programme, l'UNESCO aidera les états membres à avancer
sur la voie de la réalisation des six objectifs de clés,
axés sur l'éducation primaire, la parité entre les
sexes, la protection et l'éducation de la petite enfance, les compétences nécessaires dans la vie courante, l'éducation des adultes
et la qualité.
En ce qui concerne le premier degré, l'UNESCO met l'accent sur l'éducation
en tant que droit de la personne humaine et aide les pays à mettre
en oeuvre leur plan visant à élargir l'accès à l'éducation
et à assurer une éducation de base pour tous. Grâce
au soutien technique fourni aux états membres par les réseaux
régionaux, l'UNESCO continuera à promoivoir le programme
d'éducation pour tous, en particulier dans les pays de la zone Afrique
sub-saharienne. La "procédure accélérée" de
financement de l'éducation pour tous, lancé à la réunion
du comité du développement de la BANQUE MONDIALE en avril
2002, est directement axé sur cet objectif.
Le programme
d'action adoptée à Dakar prône l'instauration
de la parité entre les sexes d'ici à 2005 et l'égalité d'ici à 2015.
Les efforts de l'UNESCO visant à aider les états membres à atteindre
ces objectifs constituent notamment à les concilier sur les programmes
d'éliminer la discrimination sexuelle et à les encourager à élaborer
des programmes et des matériels d'études qui tiennent compte
de ses préoccupations. L'UNESCO et partie prenante de l'initiative
des NATIONS UNIES pour l'éducation des filles.
D'innombrables preuves
montrent que la protection et l'éducation
de la petite enfance sont le plus sûre garante d'une scolarité réussie,
pourtant peu de pays font cas de cette observation. L'UNESCO a pour rôle
de fournir des conseils pratiques sur les moyens de remédier à cette
situation.
Le fait que l'on ne parle plus d'alphabétisation
au singulier mais au pluriel, témoigne du caractère
multiforme de cette activité dans
le monde contemporain et de ses liens étroits avec les compétences
indispensables à la vie courante. L'UNESCO a pour principales tâches
de conduire et de coordonner la décennie des Nations unies pour
l'alphabétisation. Sur les trois objectifs quantitatifs de Dakar,
celui qui consiste à réduire de moitié le taux d'analphabétisme
des adultes d'ici à 2015 sera, compte-tenu des tendances actuelles,
le plus difficile à atteindre.
L'UNESCO a été créé en
partant du principe que l'éducation de l'humanité à la
justice, la liberté et
la paix été indispensable à la dignité de l'être
humain. Pour le programme en question, cela signifie qu'il faut promouvoir
une éducation permanente d'apprendre à vivre ensemble en
harmonie, à se montrer tolérant les uns envers les autres
et à respecter la vie et les droits de l'être humain. L'UNESCO
s'efforce d'encourager le dialogue culturel et de créer avec ses
partenaires une vision commune élargie de ce que doit être
une éducation de qualité en tant que fondement de la sécurité humaine.
La décennie des NATIONS UNIES pour l'éducation au développement
durable sera un moyen décisif d'assurer la réalisation de
ce programme.
Enfin, tout en étant les états
membres attendre verser six objectifs, l'UNESCO accordera une attention
particulière
au rôle
de l'éducation de la lutte contre la pandémie de VIH/sida
et la prise en charge de ses conséquences. On ne peut instaurer
l'éducation pour tous que si l'on freine la propagation de cette
maladie. Dans beaucoup de pays, celle-ci a déjà détruit
le fruit de nombreuses années d'efforts soutenus déployer
dans le domaine de l'éducation.
La deuxième partie de la
contribution de l'UNESCO à la réalisation
de l'éducation pour tous attraits au rôle que l'organisation
a été chargée de jouer dans la coordination mondiale
du mouvement en faveur de l'éducation pour tous. La réalisation
des objectifs de l'éducation pour tous exige
des partenariats et des approches intégrées. Au niveau national, l'UNESCO occupe
de promouvoir l'élaboration de politique et la prise de décision
fondée sur des données factuelles et elles aident les pays à planifier
leur progression vers l'éducation pour tous et a intégré leur
travail de planification dans le cadre du développement défini
par NATIONS UNIES. L'UNESCO continuera à accorder une attention
particulière aux pays où les besoins sont le plus pressant,
notamment ceux d'Afrique. Elle travaillera également en étroite
collaboration avec d'autres institutions internationales, notamment la
BANQUE MONDIALE pour s'assurer que la procédure accélérée
apporte une assistance efficace et durable aux pays qui en ont besoin.
Au
niveau international, outre la coordination des mécanismes de
financement et d'autres initiatives concernant l'éducation pour
tous, UNESCO a un rôle de promotion à jouer pour maintenir
la dynamique et l'engagement politique au sein de la communauté internationale.
Dans la vision intégrée de l'éducation pour tous qu'elle
s'attache à promouvoir au niveau international, l'UNESCO établi
une relation entre l'éducation pour tous les objectifs de développements du millénaire. La promotion est la fonction essentielle du groupe
de haut niveau sur l'éducation pour tous que le directeur général
réunit chaque année. Le rapport indépendant de suivi
de l'éducation pour tous dans le monde, établi chaque année,
offre au groupe un tremplin pour son rôle de promotion. Ce rapport
a pour mission de fournir une analyse approfondie du développement
de l'éducation dans le monde, une évaluation des progrès
accomplis sur la voie de la réalisation des six objectifs de l'éducation
pour tous et des observations sur la mesure dans laquelle les engagements
internationaux pris à Dakar sont tenus.
L'éducation est au
centre du développement social et humain
contemporain. Ce constat amene de nombreuses institutions internationales
et bilatérales à centrer leurs efforts sur des aspects particuliers
de l'éducation dans le cadre de l'accomplissement de leur mandat.
L'UNESCO s'est toujours distingué par l'adoption d'une vision large
et holistique de l'éducation sous toutes ses formes et à tous
les niveaux, qu'incarne l'éducation tout au long de la vie. Ainsi
l'organisation complète-t-elle l'effort primordial consacré un éducation
de base pour tous par d'autres activités prioritaires qui portent
sur d'autres degrés de l'enseignement et des préoccupations
majeures des états membres, et qui concourt ainsi de manière
décisive à la réalisation des objectifs de l'éducation
pour tous.
(source : Projet de programme et
de budget 2004-2005 de l'UNESCO - 32C/5).